Fiche métier · H2902 · Industrie - Métallurgie

Chaudronnier / Chaudronnière

Réalise des ouvrages, structures chaudronnés par la mise en forme et l'assemblage de tôles, tubes et profilés de différentes dimensions, selon les règles de sécurité. Peut coordonner une équipe.

23 660€ médian · 3 074 offres actives

Au quotidien

Missions principales

  1. 01 Tracer les développés et reporter les cotes sur les matériaux (plaques, tubes, profilés, ...)
  2. 02 Elaborer et planifier un programme de production, d'exploitation
  3. 03 Assembler et positionner les pièces, plaques, tubes (soudure-pointage, rivet, agrafe, colle)
  4. 04 Découper, tailler des matières premières
  5. 05 Contrôler la qualité de l'assemblage des pièces mécaniques
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Le chaudronnier est un artisan spécialisé dans la transformation des métaux en feuilles et des tôles pour fabriquer des pièces, des structures et des équipements métalliques.

Le chaudronnier est un artisan spécialisé dans la transformation des métaux en feuilles et des tôles pour fabriquer des pièces, des structures et des équipements métalliques. Ce métier ancestral, loin de l'image traditionnelle de la chaudronnerie, s'est profondément modernisé et intervient aujourd'hui dans des secteurs de haute technologie comme l'aéronautique, le nucléaire, la construction navale et l'industrie pétrochimique. Le chaudronnier allie savoir-faire manuel traditionnel et maîtrise des technologies numériques de pointe.

La journée type du chaudronnier commence par l'étude des plans et dessins techniques fournis par le bureau d'études. Il analyse les spécifications dimensionnelles, les tolérances, les matériaux prescrits (acier inoxydable, aluminium, titane, cuivre) et les procédés d'assemblage requis. À partir de ces plans, il réalise le traçage, c'est-à-dire le report en grandeur réelle des formes et dimensions sur les tôles brutes, en utilisant des outils de traçage traditionnels ou des logiciels de CAO/DAO.

Vient ensuite la phase de découpe : le chaudronnier utilise différentes techniques selon l'épaisseur et la nature du métal — cisaillage mécanique pour les tôles fines, découpe plasma ou laser pour les fortes épaisseurs, oxycoupage pour l'acier au carbone. Il procède ensuite au formage des pièces : pliage sur presse plieuse, roulage sur rouleuse pour obtenir des formes cylindriques ou coniques, emboutissage, cintrage et martelage pour les formes complexes. Chaque opération requiert une connaissance précise du comportement des métaux sous contrainte mécanique.

La phase d'assemblage constitue l'étape finale : le chaudronnier assemble les pièces par soudage (TIG, MIG/MAG, soudage à l'arc), boulonnage, rivetage ou brasage selon les exigences du cahier des charges. Il effectue ensuite un contrôle qualité rigoureux : vérification dimensionnelle, contrôle d'étanchéité, essais de pression, examens visuels et parfois contrôles non destructifs (ressuage, radiographie) pour les pièces critiques.

Ce qu'il faut savoir faire

Compétences clés

Lecture de plans et dessin techniqueTechniques de formage des métauxSoudage multi-procédés (TIG, MIG, ARC)Traçage et développement de piècesContrôle dimensionnel et métrologieConnaissance des matériaux métalliquesCAO/DAO chaudronnerieNormes de sécurité et qualité industrielle

Outils & technologies

Caractéristiques des matériaux en plastiques et compositesCaractéristiques des matériaux en inoxUtilisation de machine à coupe laserUtilisation d'outillages électroportatifs (scie électrique, ponceuse, ...)Caractéristiques des matériaux en aluminium et ses alliagesTraçage Assisté par Ordinateur (TAO)

Spécialisations

Assembleur / Assembleuse au plan en chaudronnerieChaudronnier / Chaudronnière aéronautiqueChaudronnier / Chaudronnière sur métauxChaudronnier / Chaudronnière tôle fineChaudronnier soudeur / Chaudronnière soudeuse
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Le métier de chaudronnier exige un ensemble de compétences techniques pointues et de qualités personnelles spécifiques : Lecture de plans et dessin technique : capacité à interprét...

Le métier de chaudronnier exige un ensemble de compétences techniques pointues et de qualités personnelles spécifiques :

  • Lecture de plans et dessin technique : capacité à interpréter des plans complexes en 2D et 3D, à réaliser des développés (mise à plat de pièces volumiques) et à utiliser les logiciels de CAO/DAO (AutoCAD, SolidWorks, Tekla)
  • Maîtrise des techniques de formage : pliage, roulage, emboutissage, cintrage, martelage — connaissance du comportement des différents métaux (déformation, retour élastique, dilatation thermique)
  • Soudage multi-procédés : maîtrise des principaux procédés de soudage (TIG, MIG/MAG, arc électrode enrobée, soudage par points), idéalement avec des qualifications de soudeur certifiées
  • Métrologie et contrôle dimensionnel : utilisation des instruments de mesure (pied à coulisse, micromètre, rapporteur d'angle, laser de mesure) pour vérifier la conformité des pièces aux tolérances spécifiées
  • Connaissance des matériaux : propriétés mécaniques et chimiques des différents métaux et alliages, comportement à la soudure, résistance à la corrosion, traitements thermiques
  • Perception spatiale et géométrie : aptitude à visualiser des volumes en trois dimensions à partir de plans en deux dimensions, maîtrise de la géométrie descriptive pour le développement des pièces
  • Précision et minutie : les tolérances en chaudronnerie industrielle sont de l'ordre du dixième de millimètre, exigeant une grande précision dans chaque opération

Rémunération brute annuelle

Salaires chaudronnier / chaudronnière

Junior 21 876€
Médian 23 660€
Senior 24 965€

Source : DARES 2025 — brut annuel France entière.

Pour se former à ce métier

Formations conseillées

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Le métier de chaudronnier est accessible dès la fin du collège, avec plusieurs niveaux de formation permettant une spécialisation progressive et une montée en compétences tout au l...

Le métier de chaudronnier est accessible dès la fin du collège, avec plusieurs niveaux de formation permettant une spécialisation progressive et une montée en compétences tout au long de la carrière.

Au niveau CAP (2 ans après la 3e), le CAP Réalisations Industrielles en Chaudronnerie ou Soudage constitue la première marche d'accès au métier. Ce diplôme, souvent préparé en apprentissage, permet d'acquérir les gestes fondamentaux du métier : traçage, découpe, formage et assemblage de pièces simples. Le CAP Métallier offre une formation complémentaire axée sur la construction métallique (garde-corps, escaliers, structures).

Au niveau bac, le Bac professionnel Technicien en Chaudronnerie Industrielle (TCI) est la formation de référence. En 3 ans, il forme des techniciens capables de réaliser des pièces complexes en autonomie, de lire et interpréter des plans élaborés, et de maîtriser les procédés de soudage courants. Ce diplôme inclut des périodes de stage en entreprise qui facilitent l'insertion professionnelle.

Au niveau bac+2, le BTS Conception et Réalisation en Chaudronnerie Industrielle (CRCI) forme des techniciens supérieurs capables de concevoir des pièces et des ensembles chaudronnés, de préparer la fabrication et de gérer un atelier. Ce diplôme ouvre la voie vers des postes de technicien bureau d'études, de préparateur de fabrication ou de responsable d'atelier. La Mention Complémentaire Soudage permet de se spécialiser dans les techniques de soudage avancées.

Pour les adultes en reconversion, des titres professionnels (Chaudronnier, Soudeur) sont accessibles via des formations de 6 à 12 mois financées par le CPF ou France Travail. Les qualifications de soudeur (EN ISO 9606, EN 15085 pour le ferroviaire, EN 4063 pour l'aéronautique) constituent des certifications complémentaires très recherchées par les employeurs.

Validation officielle

Certifications reliées

Trajectoire de carrière

Évolutions de carrière

Cisailleur / Cisailleuse en métallurgieMétallier / MétallièreSoudeur / SoudeuseTuyauteur / TuyauteuseDessinateur-projeteur / Dessinatrice-projeteuse en mécaniqueAssembleur / Assembleuse en produits électriques et électroniques
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Le chaudronnier bénéficie de perspectives d'évolution diversifiées, soutenues par la forte demande du marché et la valorisation croissante des compétences manuelles qualifiées.

Le chaudronnier bénéficie de perspectives d'évolution diversifiées, soutenues par la forte demande du marché et la valorisation croissante des compétences manuelles qualifiées. Après 5 à 8 ans d'expérience, un chaudronnier confirmé peut accéder au poste de chef d'équipe ou de contremaître, encadrant une équipe de chaudronniers et de soudeurs sur un atelier ou un chantier.

Les évolutions techniques sont également riches : passage vers un poste de technicien bureau d'études (conception de pièces chaudronnées sur logiciel CAO), de préparateur de fabrication (définition des gammes de fabrication et des outillages) ou de technicien méthodes (optimisation des processus de fabrication). Ces postes requièrent généralement un BTS ou une formation complémentaire, mais l'expérience terrain du chaudronnier est un atout majeur.

À plus long terme, les postes de chef d'atelier, de responsable de production ou de responsable qualité sont accessibles aux profils combinant compétences techniques et aptitudes managériales. L'installation à son compte comme artisan chaudronnier est une option pour les professionnels souhaitant créer leur propre entreprise, notamment dans la chaudronnerie de maintenance et la réparation industrielle.

Contexte d'exercice

Marché et environnement

Employeurs types

Entreprises et milieux professionnelsIndustrie - Métallurgie

Environnement de travail

Conditions: En milieu nucléaire, Port d'équipement de protection individuelle (EPI) : gants, chaussures, casque, protections auditives, Port et manipulation de charges lourdes ou encombrantes, Travail répétitif ou cadence imposée. Horaires: Travail en journée, Travail les week-ends et jours fériés, Travail par roulement. Publics / clients: Clientèle de professionnels, Salariés.

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Le marché de l'emploi pour les chaudronniers est exceptionnellement favorable en 2026. Le métier figure parmi les plus en tension du secteur industriel français, avec un taux de di...

Le marché de l'emploi pour les chaudronniers est exceptionnellement favorable en 2026. Le métier figure parmi les plus en tension du secteur industriel français, avec un taux de difficultés de recrutement dépassant les 70 % selon les enquêtes BMO de France Travail. Cette pénurie chronique de main-d'oeuvre qualifiée s'explique par le déficit d'image du métier auprès des jeunes et par les départs massifs à la retraite des chaudronniers formés dans les années 1970-1980.

Le salaire d'entrée se situe autour de 23 660 € brut annuel pour un débutant titulaire d'un CAP ou d'un bac pro. Les chaudronniers confirmés (5-10 ans d'expérience) atteignent 28 000 à 34 000 € brut annuel, tandis que les profils hautement qualifiés (BTS + qualifications de soudeur spécifiques) dans les secteurs exigeants (nucléaire, aéronautique, offshore) peuvent dépasser les 38 000 à 45 000 €. Les grands déplacements et les missions sur chantiers industriels génèrent des primes et indemnités substantielles qui complètent le salaire de base.

Les secteurs les plus porteurs incluent le nucléaire (programme de renouvellement du parc EDF, EPR2, démantèlement), l'aéronautique (montée en cadence d'Airbus, maintenance aéronautique), la construction navale (Naval Group, Chantiers de l'Atlantique), les énergies renouvelables (éolien offshore, hydrogène) et la pétrochimie. La tendance à la relocalisation industrielle et les investissements dans les infrastructures de transition énergétique garantissent une demande soutenue pour les années à venir. Les chaudronniers maîtrisant la soudure sur matériaux spéciaux (titane, inconel, duplex) et les techniques de contrôle non destructif sont les profils les plus recherchés et les mieux rémunérés du marché.

Comparaison territoriale

Salaires par ville

Questions fréquentes

Réponses sans détour

Quel est le salaire d'un chaudronnier / chaudronnière en France en 2026 ?

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Selon les données disponibles sur Qualiform, le salaire brut annuel d'un chaudronnier / chaudronnière se situe autour de 21 876 € en début de carrière, 23 660 € en salaire médian et 24 965 € pour un profil senior. Source : DARES 2025.

Quelle formation pour devenir chaudronnier / chaudronnière ?

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Sur Qualiform, nous avons déjà relié 1 formation pertinente, dont CACES Ponts roulants et portiques R484 cat 2 Initiation Option commande au sol. Le métier de chaudronnier est accessible dès la fin du collège, avec plusieurs niveaux de formation permettant une spécialisation progressive et une montée en compétences tout au long de la carrière.

Le métier de chaudronnier / chaudronnière recrute-t-il en 2026 ?

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Oui. 3 074 offres actives sont recensées en France pour ce métier.

Quelles compétences faut-il pour devenir chaudronnier / chaudronnière ?

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Les compétences les plus visibles sur cette fiche sont Lecture de plans et dessin technique, Techniques de formage des métaux, Soudage multi-procédés (TIG, MIG, ARC), Traçage et développement de pièces et Contrôle dimensionnel et métrologie. Les outils et technologies cités incluent Caractéristiques des matériaux en plastiques et composites, Caractéristiques des matériaux en inox, Utilisation de machine à coupe laser et Utilisation d'outillages électroportatifs (scie électrique, ponceuse, ...).

Comment évoluer dans le métier de chaudronnier / chaudronnière ?

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Les évolutions déjà structurées pour ce métier sont Cisailleur / Cisailleuse en métallurgie, Métallier / Métallière, Soudeur / Soudeuse et Tuyauteur / Tuyauteuse.

Peut-on viser une reconversion autour du métier de chaudronnier / chaudronnière ?

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1 formation de reconversion est déjà reliée à cette fiche.